🎵« Je te chante, mon beau drapeau, des francos de l’Ontario […] » 🎵
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25 septembre 2125, mégapole de Toronto
🎵« Je te chante, mon beau drapeau, des francos de l’Ontario […] » 🎵
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Certainement, être Franco‑Ontarienne est une partie importante de son identité. Mais, dans un environnement hyperconnecté, Zulie se sent davantage une citoyenne du monde virtuel. Lorsqu’elle a eu 15 ans, son cerveau était suffisamment développé pour que ses parents acceptent qu’elle se fasse poser
Implant :dispositif électronique ou mécanique placé dans le corps d’une personne pour augmenter ses capacités ou interagir avec des systèmes informatiques. NeuroLingua. Cette intelligence artificielle miniature, implantée dans sa tête juste au-dessus de l’oreille droite, fait en sorte qu’elle peut désormais comprendre sans effort toutes les langues parlées sur Terre. Cet implant
Dernier cri :très récent, à la mode. est venu s’ajouter à plusieurs autres qu’elle avait déjà pour réguler sa santé et son bien-être. En plus du français, sa langue maternelle, elle peut maintenant parler avec n’importe qui sans outils de traduction externes ou sans devoir apprendre une autre langue.
― Hé! Zulie! On t’attend dans la salle de simulation 4, lui lance son ami Lexandre. Médérika
A déniché :a trouvé après des recherches. un super jeu de planche à neige.
― J’arrive! s’exclame-t-elle aussitôt.
De la neige! Il était possible de vivre des expériences hivernales uniquement dans les simulateurs. Le climat s’était trop réchauffé pour que les hivers soient suffisamment froids pour qu’il neige en Ontario.
La porte du simulateur Holo4 s’ouvre devant elle. Aussitôt qu’elle met les pieds dans la salle s’affiche le paysage autour d’elle. Une station de ski enneigée avec un remonte‑pente mécanique et des télésièges qui montent et descendent d’une montagne.
Elle tend la main devant elle, et un gros flocon se dépose doucement dans sa paume.
― Pas mal cool, n’est-ce pas? dit Médérika.
― As-tu dit cool? questionne Zulie. Ça fait vraiment 21e siècle, cette expression, ajoute-t-elle en rigolant. J’ai bien hâte de savoir ce qu’il va se passer dans ce jeu.
Les trois amis se dépêchent d’enfiler des habits de neige et les casques mis à leur disposition. Ils choisissent chacun une planche à neige.
― Holo4, démarre la simulation! dit Lexandre avec confiance pour démarrer le programme.
ZZZZZZZZZZZZzzzzzzzzzzzzzzzzZZZZZZZZZZZzzzzzzzzzzzzzBOUM!!!
Un bruit strident et aigu se fait entendre, suivi d’un BOUM! assourdissant. Les lumières du simulateur s’éteignent soudainement, et les trois jeunes se retrouvent dans le noir absolu.
Une voix synthétique se fait entendre : « Redémarrage automatique dans 30 secondes. Veuillez rester calmes. 30, 29, 28… »
Le décompte semble interminable. Puis, lorsque la voix atteint le zéro, la projection holographique recommence.
La montagne et la station de ski ont disparu. Une toute petite maison de bois se dresse devant eux. De la fumée s’échappe de la cheminée. Tout autour, des enfants se lancent des balles de neige.
Ils sont habillés simplement, avec une tuque et des mitaines. Un habillement que Zulie et ses amis ont vu uniquement dans des images historiques en noir et blanc.
Un petit garçon d’environ 10 ans s’approche d’eux, l’air curieux.
― Mais, qui êtes-vous? Pourquoi portez-vous des chapeaux et des vêtements bizarres?
19 février 1891, Timmins
🎵 « Ils ont fait souche dans ce pays blanc. Ils ont su donner tellement d’enfants. » 🎵
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Zulie, Lexandre et Médérika se regardent d’un air un peu surpris. Mais, où étaient-ils? Pourquoi le simulateur les avait-il sortis du jeu de planche à neige?
― Euh… je m’appelle Zulie. Et toi, qui es-tu? demande-t-elle au jeune garçon qui leur parle en français.
― Je suis Henri Lafrenière. Et ça, ce sont mes 11 frères et sœurs. On habite dans cette maison depuis trois ans maintenant.
― Vous êtes 12 personnes dans cette petite maison? s’étonne Médérika. Mais, vous devez être bien entassés.
― 14 avec mes parents, corrige-t-il. Mon père coupe du bois pour la Timmins Lumber Company. Il travaille fort pour nous nourrir et nous loger. On est b’en chanceux d’avoir notre propre maison et de ne pas rester au camp. Voulez-vous venir à l’école avec nous aujourd’hui? leur demande-t-il.
Lexandre se tourne vers Zulie et Médérika. Il leur chuchote son hypothèse.
― On dirait qu’on est dans le passé, au 19e siècle, je pense. Regarde leur habillement. De toute évidence, nous ne sommes plus en 2125, leur dit-il
― Oui, de grosses familles comme ça, ça n’existe plus, ajoute Médérika.
― Aussi bien aller avec eux… ça doit être ça, le jeu, conclut Zulie.
Les trois amis suivent certains des enfants vers le village. Le chemin est enneigé et le froid de l’hiver, mordant. Malgré cela, tout le monde semble de bonne humeur. Après une vingtaine de minutes de marche, ils atteignent le village et l’école Sainte-Marie.
Dans la salle de classe, les pupitres en bois sont bien alignés. À l’avant, une religieuse en habit leur sourit gentiment en les invitant à s’installer. Sur le tableau noir, la date est écrite à la craie blanche en lettres attachées :
Le jeudi 19 février 1891
« 1891! plus de 234 ans dans le passé! » pense Zulie.
Institutrice :femme dont le métier est d’enseigner aux enfants à l’école. se met à enseigner sa leçon. Tout d’abord, une dictée suivie d’une leçon
Arithmétique :science des nombres. Elle sert à apprendre à compter, à lire et à écrire les nombres, ainsi qu’à effectuer les quatre opérations principales : l’addition, la soustraction, la multiplication et la division. Elle sert aussi à résoudre des problèmes de la vie courante, comme mesurer, acheter, vendre ou partager. Les élèves du groupe-classe sont d’années d’études différentes, allant de la première à la dixième année. Chacune ou chacun effectue le travail demandé sans se plaindre. Bien vite, c’est l’heure de la récréation à l’extérieur.
― Henri, tu viens ici tous les jours? demande Zulie.
― Non, pas tout le temps. Des fois, je dois aider mon père à couper et à transporter le bois pour la scierie. C’est du travail b’en dur… j’aime mieux être ici, à l’école, puis devenir savant. Aussi, mes sœurs plus vieilles restent à la maison pour aider ma mère avec les plus petits et les
Corvées :tâches pénibles ou obligatoires, mais souvent nécessaires. comme le ménage. Ma mère nous dit qu’on est b’en chanceux d’avoir l’école en français. Sinon, il faudrait aller à l’école en anglais. Je ne comprendrais rien.
À la fin de la journée scolaire, les trois amis sont épuisés. Ils ont eu, comme seule collation, une galette et de l’eau. Dans la petite maison étroite mais bien chauffée, un repas chaud les attendait : une bonne soupe aux légumes avec du pain maison.
« Allez, mangez! Ce n’est pas grand-chose, mais c’est fait avec amour », dit madame Lafrenière, alors que tout le monde est
Attablé :assis à une table pour manger, boire ou travailler.
Après le repas, monsieur Lafrenière fume sa pipe près du feu. Il raconte aux jeunes sa journée à la scierie.
« La journée commence avant l’aube. À la Timmins Lumber Company, nous coupons les arbres, et l’odeur du bois fraîchement fendu emplit l’air. Chaque rondin que nous tirons jusqu’à la scierie est un pas de plus pour nourrir la famille et payer les factures. La fatigue est grande, mais je me rappelle pourquoi je fais ce travail : offrir à mes enfants une vie meilleure, où ils pourront apprendre et grandir tout en gardant notre langue et nos traditions vivantes. »
Les trois amis sont pensifs. La vie semble si dure dans le nord de l’Ontario à cette époque. Pourtant, les gens sont si fiers et travaillants. C’est tellement différent de leur propre vie hautement technologique où tout est plus facile.
ZZZZZZZZZZZZzzzzzzzzzzzzzzzzZZZZZZZZZZZzzzzzzzzzzzzzBOUM!!!
Le noir absolu remplit la salle Holo4. La voix se fait de nouveau entendre : « Redémarrage automatique dans 30 secondes. Veuillez rester calmes. 30, 29, 28… »
7 janvier 1916, Ottawa
🎵 « Qui, une fois devenus grands, ont résisté aux conquérants. » 🎵
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« … Trois… deux… un… reprise du programme en cours. »
Des bruits de rue se font entendre. Des klaxons et des gens qui crient « LE FRANÇAIS EST NOTRE DROIT! » ou « L’AVENIR EST À CEUX QUI LUTTENT! ». Peu à peu, l’obscurité fait place à un soleil éblouissant. Zulie, Lexandre et Médérika, portant toujours leur habit de neige, sont soudainement entourés d’une foule qui brandit des pancartes.
― Encore une panne du programme? C’est donc bien étrange. Où sommes-nous rendus maintenant? demande Lexandre.
― Une chose est certaine, nous ne sommes plus en 1891, ni à Timmins. Il y a des voitures, et l’on dirait que nous sommes dans une plus grande ville, ajoute Zulie.
C’est à ce moment qu’une jeune femme bien habillée avec un chapeau les remarque.
« Ah! que c’est gentil de vous joindre à la cause! Nous ne serons jamais trop pour dénoncer cette injustice. Êtes-vous des élèves de l’école Guigues? » leur demande-t-elle.
Soudainement, le
Déclic :moment où quelque chose s’éclaire soudainement dans son esprit. se fait dans la tête de Zulie. Dans ses cours d’histoire, elle a souvent entendu parler de l’école Guigues et de la bataille des épingles à chapeaux. Pour contester le Règlement 17 qui interdisait l’enseignement en français, des femmes s’étaient réunies pour empêcher les policiers et les inspecteurs de rentrer dans l’école pendant qu’enseignaient les Sœurs Desloges :Les sœurs Desloges, Diane et Béatrice, sont deux enseignantes franco‑ontariennes nées respectivement en 1892 et en 1895, à Ottawa. Parfois surnommées les « gardiennes de Guigues », elles sont un symbole de la résistance au Règlement 17.
― Je me souviens! Il y a eu un moment dans l’histoire de l’Ontario où il était interdit d’enseigner et d’apprendre en français, explique-t-elle à Lexandre et à Médérika.
― Bien oui! Tu as raison! Il y a même des écoles qui portent encore le nom des sœurs Desloges, ajoute Lexandre.
― Incroyable! On ressent toute la colère et l’énergie de la foule. Je ne peux même pas m’imaginer le courage que ça prend pour manifester comme cela, renchérit Médérika.
Pour la prochaine heure, les trois amis restent solidaires de la foule. Ils tiennent des pancartes et chantent des slogans de protestation. Un réel sentiment de fierté monte en eux. Pour une fois, ils ont l’impression que leurs actions feront une différence. Car, après tout, ils savent déjà très bien que cette bataille sera gagnée. La preuve : en 2125, ils fréquentent une école de langue française en Ontario.
ZZZZZZZZZZZZzzzzzzzzzzzzzzzzZZZZZZZZZZZzzzzzzzzzzzzzBOUM!!!
« Pas encore! s’exclame Médérika. Juste quand ça commençait à être intéressant. Où allons-nous rebondir dans le temps cette fois-ci? »
« Redémarrage automatique dans 30 secondes. Veuillez rester calmes. 30, 29, 28… »
25 septembre 1975, Sudbury
🎵 « Levons-le, ce beau drapeau. Hissons-le toujours plus haut. » 🎵
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À la fin du décompte, lorsque la projection simulée recommence, les trois amis se retrouvent à l’extérieur. Une douce
Brise :vent léger et agréable. caresse leur visage. Tout autour d’eux, des gens sont rassemblés et regardent vers l’avant.
― Ce n’est pas un peu trop tôt pour les habits d’hiver? questionne un monsieur à côté de Zulie.
Les trois se regardent rapidement. En effet, ils portent encore leurs habits de neige, eux qui croyaient faire de la planche à neige. Rapidement, ils enlèvent leur tuque, leurs mitaines et leur manteau.
― Pst! Lexandre, tes cheveux sont pleins d’électricité statique, lui chuchote Médérika.
Rapidement, le jeune garçon se passe les mains dans les cheveux pour les remettre en place. Le moment semble solennel. La foule applaudit, alors que le drapeau franco-ontarien est hissé au haut du mât par un homme qui le regarde avec fierté.
Après la cérémonie, les gens se dispersent et continuent à discuter en petits groupes. Médérika apprend alors qu’ils sont à l’Université Laurentienne et que c’est la première fois que le drapeau franco-ontarien fait son apparition.
― Tu veux dire qu’avant cela il n’existait pas? demande alors Zulie.
― Selon la dame avec qui j’ai parlé, les créateurs veulent que le drapeau représente l’histoire, l’héritage et les contributions des Franco-Ontariennes et des Franco-Ontariens, ajoute Médérika.
― Eh bien! c’est une mission réussie! C’est un symbole de solidarité qui va durer bien longtemps, déclare Lexandre.
Longtemps après que la foule s’est dispersée, les amis continuent à regarder le drapeau se déployer dans le vent. Le vert représente l’été. Peut-être aussi les grandes forêts de l’Ontario, pour lesquelles sont venus les premiers francophones? Le blanc représente l’hiver, qui était parfois très rude. Le lys, quant à lui, représente le français, une langue chantante, qui résiste encore et toujours dans une mer anglophone. Et la trille est le symbole de l’Ontario. Cette petite fleur, toute menue mais forte, est la première à percer la neige au printemps. Vraiment, les créateurs avaient visé juste dans la symbolique.
ZZZZZZZZZZZZzzzzzzzzzzzzzzzzZZZZZZZZZZZzzzzzzzzzzzzzBOUM!!!
21 juillet 2045, Lafontaine
🎵 « Fiers d’être venus et d’être restés, d’être encore là, après tant d’années. » 🎵
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― Bon bon bon! Où sommes-nous rendus maintenant dans la saga des francos? se questionne Zulie.
La simulation redémarre de plus belle.
Les trois amis sont sur le bord d’une route et, devant eux, défilent de vieux et de nouveaux tracteurs. Ils semblent faire partie d’un défilé. Les gens à leurs côtés crient et saluent les conducteurs.
Lentement, le
Cortège :suite de personnes ou de véhicules qui circulent l’un à la suite de l’autre pendant un défilé. de tracteurs défile jusqu’au parc Lafontaine. Une grande affiche leur indique enfin l’événement auquel ils assistent : le Festival du loup de Lafontaine.
― Hé! Bienvenue au festival! Il y a beaucoup d’activités à faire aujourd’hui. La fête champêtre se déroule tout l’après-midi. En soirée, ne manquez pas le concours de sciage de bois, puis le spectacle de musique. Et surtout, surtout, restez pour le concours de hurlement, leur explique une jeune bénévole.
― Ça fait longtemps que le festival existe? demande Zulie.
― Ah oui! Depuis l’an 2000. Et l’on est en 2045. À part quelques années manquées à cause de la pandémie, on est toujours là! répond la bénévole.
Zulie, Lexandre et Médérika se joignent aux festivités. Pendant toute la journée, ils discutent avec les membres de la communauté et s’amusent avec eux. Il est super intéressant d’entendre les anecdotes du village et d’écouter l’accent franco de la région.
En soirée, la musique
Bat son plein :est à son maximum, atteint son point le plus actif ou le plus intense. Un groupe de musique chante une chanson au sujet du célèbre loup de la légende.
🎵J’entends le loup, j’entends le loup J’entends le loup dans la nuit hurler J’entends le loup, j’entends le loup J’entends le loup dans la nuit hurler
Émissaire venu du Nord
De par la Tombe du Géant
Émissaire :personne envoyée pour transmettre un message ou une mission au nom d’une autre personne ou d’un groupe. venu du Nord
De par la Tombe du Géant
Terrorise Lafontaine
Comme un vent turbulent🎵
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À la toute fin de la soirée, Lexandre se joint aux festivaliers sur l’estrade et lâche son meilleur cri de loup : « AAAAAAAAAAAAAAAAAAouuuuuuuuuuuuuuuuuu!!! »
Zulie et Médérika l’encouragent parmi les autres spectatrices et spectateurs. Elles applaudissent à tout rompre. C’est tellement agréable de célébrer en chanson et en rires.
ZZZZZZZZZZZZzzzzzzzzzzzzzzzzZZZZZZZZZZZzzzzzzzzzzzzzBOUM!!!
Les trois amis sont maintenant habitués à ce bruit et savent qu’ils s’apprêtent à faire un saut dans le temps. Ils se tiennent par la main et se regardent en souriant.
25 septembre 2125, mégapole de Toronto
🎵 « Pour que vous voyiez bien, nous sommes Franco-Ontariens. Aujourd’hui et demain! » 🎵
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― Mais, quelles simulations! s’exclame Zulie. J’en ai encore la chair de poule.
― Tu peux le dire! C’est comme si nous avions vraiment rencontré tous ces gens, ajoute Lexandre.
― Je me sens tellement fière d’être une franco, comme eux, conclut Médérika.
Les trois amis quittent la salle et promettent de se revoir la fin de semaine prochaine pour une autre séance virtuelle. Qui sait, peut-être iraient-ils explorer un autre
Pan :autre partie, autre aspect. de l’histoire des francophones de l’Ontario?
Ce soir-là, dans son lit, Zulie n’arrive pas à s’endormir. Elle repense à tous ces gens qu’elle a rencontrés. Le petit Henri, bien fier d’aller à l’école, mais qui ne pouvait pas toujours y aller. Les mères et les enfants qui manifestaient en plein cœur de l’hiver juste pour avoir le droit d’apprendre en français. Ces gens qui regardaient le drapeau pour la première fois, tout en continuant à lutter. Et cette bénévole bien fière de son coin de pays et de son héritage. Toutes et tous, à leur manière, ont travaillé fort pour parler en français et garder leur culture bien vivante.
Déjà elle pense à l’an prochain et à la prochaine cérémonie pour célébrer le drapeau et les francophones de l’Ontario. Celle-ci a maintenant un tout nouveau sens pour Zulie. En s’endormant finalement, elle rêve à tout ce qu’elle pourra faire d’ici là pour utiliser la technologie à sa disposition pour faire rayonner sa culture et son histoire. Elle s’imagine des jeux immersifs, des simulations, des capsules holographiques d’expressions francos. Le sourire aux lèvres, son implant lui joue une douce mélodie… Je te chante, mon beau drapeau…des francos, de l’Ontario…
